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Le V13

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 En 1980, Georges se confectionna un cerf-volant qui, malgré sa simplicité de forme et de construction et bien que n 'ayant qu'un peu moins de deux mètres carrés de surface, se révéla être un formidable tracteur et un modèle de stabilité. Georges le baptisa V 13. Pourquoi? Tout bêtement car le modèle fia terminé un vendredi 13...

Dans certains cas, il est préférable d'ajouter une queue tubulaire d'environ 5 cm de diamètre et de 20 m de long. Celle-ci peut être divisée en trois parties, soit 3 m, 6 m, 12 m. Ce qui permet de moduler sa résistance à l'air.

La construction du V13 n'offre aucune difficulté. La queue prend trois fois plus de temps à confectionner que le cerf-volant lui même; elle peut cependant, être utilisée avec d'autres cerfs-volants.


 

 

MATERIEL :

2 m2 de toile de Spi ou Nylon

7 m de ruban Ripstop de 25 mm pour border la voile
3 fibres de verre Ø 10mm x 150cm

1 fibres de verre Ø 10mm x 100 cm

1 fibres de verre Ø l2mmx l00cm

1 m de ruban Dacron de 80mm

5m de fil Nylon Ø 2 mm
3 anneaux acier de Ø 20 mm

pour la queue : 3,50 m de Spi
6 encoches Ø 10 mm

 

Le projet d'utiliser le cerf-volant pour la photographie aérienne m'a donné, dès le début de mes expériences, le souci du cerf-volant le plus stable possible Peu enclin par tempérament au bricolage très élabore, je me suis orienté tout de suite vers des modèles de construction très facile. C'est ainsi que pendant plusieurs saisons, j'ai utilisé "le carré à queue , le modèle le plus simple qui soit.

Le carré, excellent appareil à beaucoup d'égards et sans doute le plus sûr dans les grands vents, s'est avéré moins fiable dans les vents modérés accompagnés de fortes ascendances. Dans ces sortes de vents il m'est arrivé de lester l'extrémité de la queue avec un bout de ferraille quelconque ramasse sur le terrain, solution assez peu élégante j'en conviens, mais qui me permettait de mener à bien mes opérations photographiques avec le minimum de risques pour le matériel de prises de vues.

Il y a une douzaine d'années, j'ai imaginé un nouveau modèle dont je n'attendais guère que la vérification d'une certaine idée qui m'était venue sur les voilures à grand allongement. allongement est le quotient de l'envergure par la largeur de l'aile. L'allongement de mon prototype était de 2. Pour un cerf-volant ce n est pas mal. Pour les avions 1' allongement est, en moyenne, de 6; il atteint 15 et 20 pour les planeurs.

Le modèle définitif tel que je le décris ici a été terminé un Vendredi 13, je l'ai donc baptisé tout bêtement: le V13. Dès les premiers essais le V13 s'es montré très stable. Par la suite j'ai pu constater son excellent rendement (l'angle que fait la corde de retenue avec le sol atteint facilement 6O° parfois même strictement horizontal). Dans les ascendances, l'engin vient souvent à la verticale de son point d'attache au sol, et se met à décrire des orbes comme le fait un oiseau de proie.

La construction ne pose guère de problème. Il faut un rectangle d'étoffe ou autre spi de 2m de long sur 1m de large (Les cotes peuvent être multipliées en gardant au cerf-volant les même propriété). Un tissu avec une trame suffisamment serrée n'excédant pas 100 g/ m2 fera l'affaire.

Dans la partie qui doit constituer le bord d'attaque (voir figure), on supprimera les deux angles extrêmes selon les cotes données sur le plan. Les cotes FA et BC ainsi obtenus sont coupés dans le biais du tissu. On devra les renforcer par une bordure de ruban fort. Sans cela ils n'auraient pas la rigidité requise. Sur le reste du pourtour, un simple ourlet suffira. Les baguettes tendeuses seront disposée selon AH, GB, FC (en pointillé sur la figure). Pour un meilleur compromis entre la légèreté et la solidité, elles seront en roseau, en bambou, ou encore en carbone si vous en avez les moyens... Les baguettes de bois blanc peuvent aussi convenir.

En A et B les baguettes seront engagées dans des poches à leur mesure. l'autre extrémité, en G et H deux pattes de ruban fort auront été cousues. Ce pattes se replient plus ou moins sur les baguettes selon la tension désirée, et on immobilise à la position choisie avec des bracelets de caoutchouc. Deux pattes seront prévues en F et C, c'est là que sera fixée la baguette transversale ou vergue. Pour ce qui est de la vergue l'utilisation du roseau ou le bambou, rendra nécessaire, pour une question d'équilibre facile à comprendre, de couper deux demi- longueurs et les réunir par le gros bout au moyen d'une virole. Une fois le cerf-volant monté, la vergue sera ligaturée aux deux points de rencontre avec les baguettes diagonales.

La bride qui relie le cerf-volant à la corde de retenue, est composée de trois cordelettes. Elles sont reliées respectivement aux points A B et L.

 

 

La cordelette centrale mesure 1m13, les deux autres d'égale longueur, 1m20.

Les trois extrémités libres sont reliées à un anneau où sera fixée la corde de retenue.

La queue reliée aux points G et H par deux ficelles de 1 m25 chacune.

Composée d'une étoffe légère de 0,80 m de large et 3 à 4 m de long.

En respectant scrupuleusement les indications que nous venons de donne le lecteur sera en possession d'un cerf-volant propre à réaliser toutes les expérience que ce genre d'engin permet d'effectuer. Si, lors des premiers essais, l'appareil a tendance à piquer du nez il suffira de raccourcir légèrement le brin centrale de la bride, s'il penche, par exemple, a droite, il suffira d'attacher à l'extrémité gauche de la vergue un petit bout de chiffon ou de papier. Celle légère résistance additionnelle suffit généralement à rendre le vol rectiligne.

Georges RIVAL

On peut, sur ce modèle, augmenter la portance par deux raidisseurs comme sur le Wasseige.

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Les hommes, ma chère, c'est comme les cerfs-volants, plus on leur rend de corde, plus on les tient.
Alexandre Dumas, fils

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